Une histoire de poils

Je me rappelle à 16 ans, traquant mes poils visibles au moins une fois par semaine. Je n’avais pas d’amis, j’étais l’inverse de cool, et le comble aurait été de m’afficher mal ou pas épilée.

Aujourd’hui, j’ai 31 ans, et pour diverses raisons (j’ai découvert le féminisme, je suis en couple, j’ai un enfant, je suis très occupée et, d’une manière générale, je me soucie beaucoup moins de ce que les autres peuvent penser), je m’épile beaucoup moins, et je cache beaucoup moins mes poils quand ils repoussent. Je pense qu’il faut normaliser, banaliser le fait pour une femme d’avoir des poils sur tout le corps, revendiquer plusieurs modèles possibles de féminité, et encourager ces dernières à faire ce qu’elles veulent de leur propres poils. Après tout, je suis féministe.

Pour autant, je grince des dents quand je lis certains arguments néoféministes, qui me paraissent faux et mensongers. Parce que remplacer une ignorance par une autre, aussi poilue soit-elle, n’a rien de libérateur. Parce que nier les raisons pour lesquelles les femmes s’épilent ne va pas nous aider à nous arrêter — au contraire. Parce que cela enlève aux femmes la possibilité d’un véritable choix éclairé.

Citons pour commencer la comparaison systématique des femmes aux hommes. Ceux-ci étant soudain (et contre le discours féministe lui-même) érigés en norme, en standard absolu : si on n’attend pas cela des hommes, alors on n’a pas le droit/il est insultant d’attendre cela des femmes. Quoique la comparaison puisse être féconde pour le débat — traite-t-on les femmes différemment des hommes sur tel point? pourquoi? — en soi, elle ne prouve rien, et certainement pas qu’il existe une injustice au détriment des femmes. Différence n’est pas forcément injustice…

Pourquoi les femmes s’épilent-elles? C’est pourtant simple et évident : parce que les femmes sont en règle générale moins poilues que les hommes (une caractéristique du dimorphisme sexuel), et que la pilosité visible est donc associée par principe à la masculinité. En s’épilant (comme à une époque antérieure en portant des bas), les femmes soulignent et exagèrent leur plus faible pilosité, soit un signe distinctif jugé féminin.

Bien sûr que l’épilation est un artifice, et même une institution. Pour preuve, le fait que les femmes ne se sont pas toujours épilées, et surtout pas partout ni de la même façon selon les époques et les cultures. Cela ne veut pas dire pour autant que cette institution n’est fondée sur rien… ou sur une pure lubie des hommes pour emmerder les femmes. Je pense au contraire que, si les façons spécifiques d’exprimer la féminité varient selon les contextes, la volonté des femmes elles-mêmes de paraître (plus) féminines est une constante aussi naturelle que les poils eux-mêmes.

En-deçà du conformisme social (qui peut être vécu comme un fardeau, mais pas forcément; beaucoup de gens ne sauraient pas quoi faire d’eux-mêmes s’il n’y avait pas une mode à suivre, un modèle à imiter), d’une idée forcément arbitraire de la beauté, je crois que la perception des autres et de soi-même comme étant des êtres clairement féminins ou masculins est un désir, voire un besoin bassement biologique, pré-rationnel et pré-culturel, lié à la perpétuation de l’espèce.

Justement parce que, chez certaines personnes, la différence de pilosité n’est pas assez flagrante, le fait de s’épiler signale en quelque sorte la féminité de l’individu. C’est un code culturel, mais c’est un code culturel qui s’appuie sur une vérité générale présente dans la nature; on peut le rejeter spécifiquement, mais, pour la plupart d’entre nous, il est hors de question de rejeter l’idée en soi d’une expression visible de notre féminité ou masculinité.

Cela dit, le cerveau humain est complexe, et ce code culturel même est subtil. Le fait de dire « on ne demande pas aux hommes de s’épiler, alors pourquoi le demander aux femmes? » est non seulement stupide, mais faux. Mon mari se rase au moins une fois par semaine; c’est plus que je ne m’épile. Et même les barbes, qui sont à la mode, sont rarement laissées tout entières aux soins de la nature… Bien sûr que les hommes aussi doivent s’occuper de leurs poils, et même beaucoup et régulièrement (car ils en ont souvent plus!). Peut-être en avons-nous moins conscience parce que les hommes n’auraient pas l’audace de s’en plaindre…

Peut-être n’avez-vous jamais connu d’homme très poilu, mais je peux vous assurer que les hommes aussi ont leurs complexes liés aux poils, et qu’ils les épilent eux aussi ou les cachent. Enfin, même là où il est « acceptable » d’avoir des poils, point trop n’en faut, et ce n’est pas toujours une pure question d’esthétique. Les hommes aussi ont leurs outils, leurs rituels…

Et je ne dis pas cela pour démontrer que les pauvres hommes souffrent autant que les pauvres femmes; mais plutôt pour introduire l’idée que l’épilation, le soin des poils n’est pas en soi féminin, et surtout pas à notre époque, dans notre culture. C’est uniquement lorsqu’on s’épile d’une certaine façon, dans un certain contexte, lorsque c’est combiné à d’autres éléments significatifs, que le résultat peut être perçu comme exacerbant la féminité — ou, le cas échéant, la masculinité.

C’est pourquoi les interprétations apocalyptiques de l’épilation prônées par certaines féministes sont complètement à côté de la plaque. Une telle interprétation voudrait par exemple que l’épilation renvoie les femmes à un état pré-pubère, infantile, donc mineur, inférieur. Bien que cette accusation me semble ridicule (j’expliquerai en quoi dans un instant), je la trouve assez grave. D’une part, elle sous-entend que les hommes et les femmes qui aiment, voire préfèrent les corps épilés témoigneraient au fond d’un désir pédophile. D’autre part, par voie de conséquence, elle prive les femmes de la liberté de s’épiler…

En effet, si l’épilation n’est qu’un instrument de domination patriarcal visant à traiter les femmes en enfants, alors s’épiler n’est plus une option possible parmi d’autres : c’est un acte de complicité vis-à-vis d’un système d’oppression aux relents pédophiles. Le seul choix légitime qui reste aux femmes est de ne pas s’épiler, ou bien de se résigner à se sentir en permanence coupables et complices de leur propre oppression et de celle de toutes les autres femmes.

Et, comme d’habitude, ces discours sans nuances touchent plus certaines femmes que d’autres. C’est évidemment pour les femmes les plus poilues qu’il est le plus difficile d’assumer ses poils, et leur imposer ce faux dilemme, cet ultimatum absurde, quand on est soi-même plus « chanceuse », est particulièrement indélicat — voir à ce sujet cet article en anglais sur #Januhairy. Vous m’excuserez si je ne trouve pas cette version du féminisme particulièrement émancipatrice, ni inclusive, ni « juste ».

Du reste, depuis déjà plusieurs années, mon chum observe chez les hommes versés dans les sports de combat une tendance à s’épiler le torse qui semble venir du MMA. Vous croyez vraiment que ces mecs-là s’épilent dans le but de ressembler à des petits garçons, de retomber en enfance? Pour le coup, je vous renvoie votre argument : si vous ne soupçonnez pas cela des hommes, pourquoi le soupçonnez-vous des femmes? *tousse*misogynie*tousse*

Sérieusement, pourquoi les combattants de MMA s’épilent? À mon avis, c’est simplement pour mettre en valeur leurs muscles et/ou leurs tatouages. Ça fait plus « propre », pas dans le sens hygiénique, mais esthétique (les féministes devraient aussi réapprendre que les mots sont polysémiques…); on voit clairement les contours du corps, plutôt qu’un entrecroisement brouillon de poils. En d’autres termes, l’absence de poils, dans leur cas, souligne leur masculinité.

(Ça me fait penser aussi à cette anecdote que ma sœur adore, sur le fait que les hommes nobles portaient jadis des bas. Ce n’est pas parce qu’ils étaient efféminés, mais, au contraire, pour mieux mettre en valeur leurs jambes d’homme! Pourquoi, aujourd’hui, admire-t-on plutôt les longues jambes des femmes et les torses musclés des hommes? Parce qu’en moyenne, les femmes ont des jambes proportionnellement plus longues que les hommes, et ces derniers ont plus de force dans le haut du corps que les femmes! Toutefois, à une époque où les hommes montaient à cheval, on peut s’imaginer que cela valait le coup pour ces messieurs de faire admirer leurs jambes…)

Les nageurs s’épilent aussi pour des raisons pratiques; or, personne ne risque de les confondre avec des garçons pré-pubères ou avec des femmes! Alors, pourquoi une femme qui s’épile (dans la plupart des cas, pas intégralement!) serait-elle assimilée à une petite fille? Je suis à peu près sûre qu’un homme qui se retrouve avec une paire de seins dans la figure n’est pas en train d’avoir des pensées pédophiles, quand bien même la femme aurait des mollets sans poils… LOL

Je lis en ce moment une romance paranormale, Eternal Rider de Larissa Ione, dont la couverture représente un torse d’homme sans tête et sans poil (mais à part ça, seules les femmes sont victimes d’objectivation et seules les femmes s’épilent…). Dans le livre lui-même figure cette phrase étonnante : « And, to her delight, he was as smooth and hairless between his legs as he was on his chest. »

Moi qui suis plutôt #TeamPoils, ce n’est pas du tout mon fétiche; mais ce n’est pas non plus la première fois que je lis ça. Dans la série de bestsellers La Confrérie de la Dague noire, de J. R. Ward, les héros vampires sont aussi complètement imberbes (sauf pour les cheveux, les sourcils et V qui a un bouc? ne me demandez pas; c’est bel et bien une incohérence selon moi). Or, dans les deux cas, je peux vous assurer que cette particularité n’a absolument rien à voir avec une quelconque infantilisation des personnages, qui sont au contraire des espèces de surhommes ultra-virils et dominateurs.

Chez Ione, le héros est Arès, d’après le dieu de la guerre; il n’a pas un six-pack, mais carrément un eight-pack… Chez Ward, dans le premier tome, je me rappelle qu’elle comparait ses abdos à des rouleaux de peinture. Bref, on est dans la surenchère, la débauche de virilité, et pas du tout dans un désir féminin coupable de séduire des petits garçons…

Enfin, pour conclure, même si je suis favorable à ce qu’on encourage les filles et les femmes à moins s’épiler, à ce qu’on ne considère pas cela comme un passage obligé, mon expérience de l’épilation est tout le contraire d’une soi-disant tentative de rester en enfance. Un peu comme l’arrivée des règles, c’est un rituel qui valide notre puberté féminine, notre accession au rang de femmes (de même d’ailleurs que les garçons qui se rasent pour la première fois!). J’ai accompagné une amie chez l’esthéticienne pour sa première fois. Moi-même, j’y ai été initiée par ma mère lorsque j’ai « eu l’âge ».

Loin de rabaisser les femmes ou de les déchoir d’un quelconque statut de sujet, l’épilation symbolise à l’inverse leur pleine et libre appartenance, en tant que membres adultes, à la communauté, à la civilisation humaine. Après tout, toute modification corporelle délibérée et non-nécessaire nous arrache par définition à la nature, à l’animal… Et le fait que le rituel implique une douleur, un sacrifice, n’est sans doute ni anodin ni négatif : d’une part, c’est ce qui permet le consentement rationnel (si ce n’était qu’agréable, alors un animal aussi pourrait le désirer); d’autre part, cela incarne la double nature de la loi, qui est toujours à la fois protection et contrainte, droit et devoir. (Voir à ce propos mes précédents billets.)

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8 réflexions sur “Une histoire de poils

  1. Ta vision des choses est très intéressante. Malheureusement je crois que l’association pas de poil=jeune fille, vient complètement du porno, qui est un pur produit du patriarcat. La question est de savoir lequel a engendré l’autre, auquel cas cela peut vraiment éclairer sur « est ce un désir pédophile caché ? ».

    J’ai aussi remarqué que tu ne soulèves pas la différence entre filles et garçons a l’adolescence, chez les uns c’est une fierté de pouvoir se raser alors que chez les autres c’est une « obligation » pour se sentir comme les autres (enfin tu parles de ton expérience au début). Je comprends que naturellement il y a des différences entre hommes et femmes et qu’on ne fait peut-être que les souligner, mais il me semble que pour les uns il y a plus de manières de souligner qui sont acceptées que pour les autres et c’est bien ça le problème, c’est qu’il y a quelque part une injonction qu’il n’y a pas d’autre part.

    En tout cas je le répète la réflexion était très intéressante, merci pour ce partage.

    Lucie J.

    1. Merci pour ton commentaire! Mais je n’ai pas vraiment compris ta première remarque concernant le porno.

      Pour résumer ma position, je suis d’accord pour dénoncer le conformisme et la pression qui est mise sur les femmes (beaucoup plus que sur les hommes) pour s’épiler d’une certaine façon. Je ne suis pas d’accord pour donner des interprétations fantaisistes et exagérées à cette pratique (s’enlever une partie des poils), qui est en soi très ancienne et touche aussi les hommes.

      Sinon, je dirais au contraire qu’à l’adolescence, filles et garçons sont davantage égaux dans leur besoin désespéré de ne pas se démarquer. J’en parle un peu à la fin; on peut aussi être fière, à mon avis, de s’épiler, car cela signifie que l’on va ressembler à une femme et à ses amies, si elles y sont passées avant nous. Et j’imagine que chez les garçons aussi, il y a une forme de pression autour du rasage, surtout à cet âge; personne ne veut se pointer au collège avec une moustache, ou afficher une de ces barbes d’adolescent inégales, ou des poils oubliés par le rasoir… C’est plutôt une fois adulte que les hommes peuvent en gros faire ce qui leur chante avec leurs poils et les femmes, moins.

      Cette inégalité est réelle à mon avis; cependant, il s’agit pour moi de ne pas l’exagérer ni la dramatiser non plus. Il me semble évident que, dans diverses circonstances, les hommes sont jugés sur leur physique; et un homme qui aurait décidé de ne prendre aucun soin de ses poils en paiera sans doute le prix dans plusieurs domaines de sa vie. Au contraire, en tant que femme, on peut réaliser que l’injonction à s’épiler est en grande partie dans notre tête, intériorisée, et que si nous cessons d’obéir à cette petite voix que nous avons faite nôtre, cela n’engendre aucune catastrophe.

      1. Merci pour ta réponse très complète, cela m’éclaire davantage et je suis d’accord avec toi.
        Concernant le porno, je me posais la question de savoir cet type de film n’était pas grandement responsable de l’injonction de s’épiler a outrance les parties intimes. Ce qui appuierait encore davantage que le femme est sous l’influence du patriarcat, Et d’ailleurs le porno joue beaucoup avec cette image de sans poil=jeune. Du coup ça brouille un peu les mentalités. Je ne sais pas si je suis claire, mais globalement mon avis est celui là (en plus de ce que l’on a déjà évoqué plus haut), les femmes s’épilent intégralement car les Hommes (pas seulement les hommes) les poussent à cette pratique après avoir été visuellement influencé par le porno, qui joue aussi la carte de pas de poil=jeune (du coup même sans penchant pédophile, ça laisse croire que les jeunes c’est mieux…)

      2. OK. Je suis tout à fait d’accord avec l’idée que le porno a contribué à la mode de l’épilation intégrale du pubis. Cependant, celle-ci reste très minoritaire (14 % des Françaises selon l’enquête de l’Ifop?), et mon billet ne portait vraiment pas là-dessus. D’autant que, quand on parle de la pression à s’épiler, on pense au regard des gens dans la rue, voire sur les réseaux sociaux si l’on s’y montre en photo ou en vidéo. Alors, à moins de s’afficher routinièrement le pubis entièrement à l’air, cette zone échappe par définition à la fameuse « pression sociale »… S’épiler plus que « le maillot » est donc bel et bien un choix libre et individuel de la part des femmes qui le font.

        Certes, on peut être influencée par l’avis des hommes avec qui l’on couche, mais 1) selon la même enquête, seuls 12 % des hommes préfèrent l’épilation intégrale du pubis, donc les femmes sont bien à la tête et non à la traîne de cette mode; 2) perso, je n’ai jamais discuté avec un gars de ses préférences en matière d’épilation intime avant l’acte… LOL Donc, dans les faits, il va bien devoir s’accommoder de ce que j’ai décidé de lui offrir. Et si cela ne lui convient pas, il me semble plus logique d’interroger mon choix de partenaire sexuel que mon choix d’épilation! Sauf si la perspective de changer nous convient aussi, mais alors, on doit en assumer la responsabilité et pas la rejeter sur l’homme qui n’a fait qu’exprimer une préférence — on est loin du couteau sous la gorge!

        Bref, pour moi, c’est plutôt cette tendance à ne pas assumer nos actes et à blâmer les hommes pour nos propres décisions qui témoigne d’une immaturité de petites filles. Et pas la présence ou l’absence de poils sur notre corps…

        Dernière remarque : il est vrai que les actrices porno sont souvent jeunes et sans poils. Mais « jeune » ne signifie pas « pré-pubère » (elles ont aussi souvent les seins augmentés, une autre pratique qu’on peut critiquer, mais qui ne renvoie certainement pas à l’enfance!), qui est l’argument auquel je répondais dans mon billet.

      3. Je suis entièrement d’accord avec toi sur le fait que l’on doit s’épiler ou non avant tout pour nous-même. En revanche, je ne penses pas que le maillot échappe à la pression sociale (même si on ne montre pas nos parties sur internet j’en conviens) puisque la pression est bien sur la pilosité et non sur une pratique spéciale (raser, épiler etc…), avoir des poils est souvent associé à être sale (pour les femmes surtout -même si c’est entièrement faux), et donc laisser le « buisson » sauvage est probablement très peu courant (il y a au moins une taille, une épilation ou un rasage, intégral ou pas). Je pense que les hommes sont moins regardant que ce que l’on veut bien croire sur la pilosité (après tout, qui serait assez bête pour décider de ne pas profiter d’un moment de plaisir juste parce qu’il y a plus de poils que d’habitude -ah ben certaines femmes, préfèrent se priver que d’afficher leur parties non épilées (encore une fois, intégralement ou pas)-). Donc quelque part, oui, tu as raison, se sont les femmes qui s’imposent cela seules, mais d’un autre côté, ces idées viennent bien de quelque part. Alors oui il y a des plus en plus de femmes qui s’épilent ou non en pleine conscience mais je pense qu’il y a encore de multiples facteurs qui poussent la femme à s’épiler (parmi ce qu’on a cité: la pression sociale, un tout petit peu le porno et certains hommes, et qu’on n’a pas cité: la publicité). Je pense que c’est un sujet très vaste, qu’on ne peut pas traiter qu’historiquement, et au travers du prisme de « les femmes le font parce qu’elles ont envie », il y a, comme nous l’avons fait, plein d’angles à aborder. Loin de moi l’idée de dire « ça c’est LA cause », non je pense vraiment qu’il peut y avoir de multiples causes, auxquelles nous sommes toutes plus ou moins sensibles et par lesquelles on se laisse plus ou moins convaincre.

        je te remercie pour ce débat très intéressant 🙂

    2. Si je peux me permettre de m’immiscer dans la conversation.
      Le rôle du porno dans la diffusion des normes en matière d’épilation a une certaine vraisemblable. En revanche en conclure que cette norme est en soi patriarcale me paraît assez aventureux car
      1)il faudrait expliquer pourquoi la norme au sein du porno même a évolué (il est assez connu que dans les années 70 ni les acteurs ni les actrices porno n’étaient épilés)
      2) l’évolution vers le « sans poil » a concerné les acteurs porno et pas seulement les actrices (peut-être pas dans la même mesure, il faudrait interroger des spécialistes).

      1. Pour répondre à tes questions voilà les hypothèses que j’émets:
        1) la norme a évoluée vers plus d’épilation parce que cela permet plus de visibilité
        2) pour la même raison que la n°1 ET parce que ça permet de donner l’illusion d’un sexe plus grand.
        Je dis que c’est patriarcal parce qu’au début c’était principalement les hommes la cible du porno et donc il fallait que eux voient mieux le sexe de la femme. Du coup on peut se demander quel est l’intérêt que le sexe de l’acteur paraisse plus grand si c’est un film destiné aux hommes… Mais ce n’est pas le débat ici et il faut dire que je n’ai jamais réfléchis à ça donc je n’en ai aucune idée (d’autant plus que c’est à l’origine de complexe chez pas mal de messieurs du coup…).

        Désolée Jeanne, de t’imposer des débats sur le X ici, tu pourras supprimer tous mes commentaires qui y sont relatifs si tu le veux, puisque ça ne rentre pas tout à fait sur ton débat concernant la pilosité.

      2. Mais non, pas du tout. Je trouve effectivement que c’est un sujet annexe par rapport à l’épilation en général, mais beaucoup de monde y pense ou se plaît à amalgamer des pratiques, justement pour faire glisser les raisons supposées de l’une à l’autre… Alors, c’est très intéressant de clarifier un peu les choses à ce propos.

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